**ÉTABLIR des liens – la répartition spatiale des barrages pour l’irrigation autour de la MÉDITERRANÉE

  • Année: 4e
  • Durée approximative: 2X50′
  • Niveau de complexité 

1.Contextualisation dans le parcours en FHG

Pour accéder à l’eau, l’Homme réalise des aménagements. Ceux-ci sont particulièrement visibles dans le cas des barrages. La répartition de ces barrages à l’échelle de l’Europe n’est pas homogène. 

L’objet de cette situation d’apprentissage est d’une part d’apprendre à faire des liens entre des composantes de l’espace et apprendre des éléments clés qui caractérisent les grands climats sur Terre.

2. Documents

Atlas numérique

Cartes avec les barrages à l’échelle de l’Europe sur ArcGIS (total et ceux pour l’irrigation)

Carte de tous les barrages à l’échelle (PDF)

Carte des barrages pour l’irrigation (PDF)

3. Consignes

À partir de l’atlas numérique, sélectionnez trois couches qui permettent de justifier la répartition des barrages pour l’irrigation à l’échelle de l’Europe et le nord de l’Afrique.

Ou

À partir de l’application “USDA – Foreign Agricultural Service – Global Agricultural & Disaster Assessment System”,  sélectionnez trois cartes qui permettent du justifier la répartition des barrages pour l’irrigation autour de la méditerranée et justifiez en quelques mots votre sélection

Ou

À partir de l’application Water Balance, relevez 4 indicateurs relatifs aux climats qui justifient la répartition des barrages pour l’irrigation en comparant un lieu (p.ex. Linares, Andalousie, Espagne) et Namur.

4. Exemple de production(s) attendue(s)

Exemple de sélection pertinente à partir de l’atlas numérique:

  1. Les précipitations en janvier et en juillet: les précipitations en été sont particulièrement faibles alors que c’est à ce moment-là que les plantes en ont besoin mais les précipitations sont suffisantes en hiver pour alimenter des barrages. Ce type de barrage ne se situe pas au nord où les précipitations sont suffisantes généralement en été. Elle ne se situe pas plus au sud ou à l’est de la Tunisie où les précipitations sont insuffisantes toute l’année pour alimenter un barrage.
  2. Les températures en juillet: les barrages se situent dans des espaces où les températures en été sont significativement plus élevées (entre 20°C et 30 °C) que chez nous (entre 15°C et 20°C) mais pas là où elles sont les plus élevées (p.ex. dans le Sahara où elles se situent entre 30°C et 40°C)
  3. Le relief: les barrages sont absents des espaces où le relief ne permet pas de les construire. L’absence de relief, comme p.ex. à l’est de la Tunisie, a aussi pour effet de ne pas générer des précipitations :  l’air qui s’élève du fait du relief se refroidit et l’eau qu’il contient à l’état gazeux, même en faible importance, va se condenser et provoquer la naissance de nuages et de précipitations).
  4. L’hydrographie: l’absence de cours d’eau, même des cours temporaires, ne permet pas l’installation de barrages. Il y a donc un lien étroit entre les barrages et le réseau hydrographique.
  5. Évapotranspiration potentielle: les barrages sont surtout là où l’évapotranspiration est significativement supérieure au volume des précipitations sauf là où elles sont plusieurs fois supérieures aux précipitations (où il n’y a pas d’eau pour alimenter des barrages).

Exemple de sélection pertinente à partir de l’application “USDA – Foreign Agricultural Service…”:

  1. Précipitations saisonnières moyennes (mai-octobre) et (novembre avril) : voir justification au point 1 précédent.
  2. Nombre de jours de pluie (sélectionner par mois au bas de l’écran): voir justification au point 1 précédent.
  3. Humidité du sol: les barrages se situent dans des espaces où l’humidité du sol est faible mais pas là où elle est quasi inexistante (p.ex. dans le Sahara).
  4. Index de végétation: les barrages ne se trouvent que là où la végétation peut se développer.

Exemple d’indicateurs du climat pertinents à partir de l’application Water Balance (pour Linares par rapport à Namur):

  1. Précipitations: les graphiques montrent un volume d’eau très faible et une répartition saisonnière qui n’est pas favorable au développement des plantes.
  2. Évapotranspiration: elle est généralement supérieure à l’apport en eau de pluie.
  3. Le taux de recharge de la nappe phréatique: très faible et très souvent même en déficit

5. Apprentissages à structurer dans le cours

Indiquer les éléments qui pourraient faire partie de la structuration compte tenu des éléments développés dans l’apprentissage.

  • Tâche: comparer des répartitions spatiales pour mettre en évidence des liens en en tirant des considérations générales tout en mettant en évidence les nombreuses exceptions.
  • Ressources:
    • concepts: dépendance au milieu: la répartition des barrages est comparée à la répartition des cours d’eau, au relief, aux températures, aux précipitations, à l’évapotranspiration … afin de mettre en évidence la multitude des facteurs qui influencent le climat et les différences entre les espaces.
    • repères spatiaux: liste des repères mobilisés pour décrire la répartition des différentes composantes.
    • savoir-faire: filtrer des couches spatiales, annoter une carte, partager un support numérique, identification de repères pertinents pour décrire une répartition spatiale.

6. Exemple de grille d’évaluation des apprentissages et des acquis

Eléments évalués
Indicateurs de qualité Pondération
Tâche Comparer la répartition spatiale de variables pour justifier la répartition des barrages pour l’irrigation

Les 3 variables sélectionnées sont pertinentes
Le lien avec la répartition des barrages est établi.
Les repères et informations dans le texte sont pertinents

0-1-2-3

0-1-2-3

0-1-2-3

 

Ressources Concept Alimenté au cours de l’apprentissage (dépendance au milieu)  
Savoirs

Connaissance des repères généraux à l’échelle de l’Europe et de l’Afrique

Connaissance des directions cardinales

Connaissance du lien théorique entre les précipitations et le relief

 

0-2

0-2

0-1

Savoir-faire Sélection de couches et de données géographiques sur un géoportail 0-1-2

7. Piste(s) pour la certification des apprentissages

La certification peut porter sur la comparaison d’une variable quelconque qui peut être mise en lien avec la répartition des barrages et qui n’a pas été mobilisée au cours des apprentissages. L’élève devra faire la description de la répartition spatiale et la comparer avec celle des barrages pour l’irrigation et/ou avec les autres variables étudiées en classe.

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